Alors, on fait quoi maintenant?

Je vais passer le premier.

C’est ce que j’ai répondu à mon patron et mentor Jacques Cool lorsqu’il m’a demandé comment j’entrevoyais mon passage sur la scène de Clair2020, un peu avant le congé des Fêtes.

OK, c’est super! m’a-t-il répondu. Et as-tu trouvé ton angle?

Oui, dis-je d’un air pensif, je crois que j’ai trouvé un bon filon…

On fait quoi maintenant? Telle était la question proposée par le comité organisateur pour inspirer le partage des participants lors de la fameuse session Ignite du vendredi soir.

Je fais quoi maintenant? Telle est la question qui m’a trotté dans la tête pendant tout le temps des Fêtes, et ce jusqu’à la veille de l’événement à la fin janvier.

J’avais un filon, oui. Et l’envie de me lancer un défi, personnel et professionnel à la fois. Mais réussir à faire entrer tout ce qui me passait par la tête dans seulement 20 diapositives, chronométrée à 20 secondes chacune… Méchant casse-tête!

Emballe-moi, mais fais ça vite!

Je me souviens de la première fois où j’ai assisté à une session du genre. C’était justement lors de ma participation au colloque en 2017. J’avais été très impressionné, notamment par le concept général qui avait été établi entre les présentateurs/trices.

Encore soufflé par leur performance, je suis allé discuté avec les « igniteux » juste après. Je rencontrais ainsi pour une première fois en réel des personnes de mon réseau virtuel : Julie Chandonnet, Catherine Lapointe, Pierre Gagnon, Carl Parent, Joce Dagenais, Sylvain Desautels, Brigitte Léonard et Andrée Marcotte. Depuis ce temps, plusieurs d’entre eux/elles sont devenus des amis et des complices, qui m’inspirent toujours au quotidien. C’est fou comment certaines rencontres sont déterminantes pour la suite…

Inspiré par leurs bons conseils, j’acceptais l’invitation d’Audrey Miller et me lançais dans une expérience semblable, mais à plus petite échelle, au colloque de l’AQUOPS au printemps de 2017.

Depuis, j’ai eu l’occasion de répéter l’expérience à l’AQUOPS au printemps 2019, de même qu’au Grand Rassemblement Numérique 2019 de la Commission scolaire Lac-Saint-Jean l’automne dernier (salutations à Pierre-Luc Turcotte et toute la gang d’Alma!).

Mais à Clair, devant les 300 quelques passionnés réunis (et tous ceux et celles qui regarderont la wediffusion en direct ou en différé): on leur dit quoi au juste?

J’en ai profité pour faire le point : qu’avais-je à raconter, moi qui est sorti de la classe depuis plus d’un an maintenant? Qu’est-ce qui pourrait bien interpeller les gens rassemblés dans le gymnase d’une école primaire un vendredi soir de janvier?

Commencer par la fin

Rassemblés… C’est justement le concept de collaboration qui m’est venu en tête et qui s’est accroché tout de suite. La finale émergea peu à peu dans mon esprit (ben oui, pourquoi pas commencer par la fin!), suivi rapidement de l’entrée en matière. Je me sentais bien parti!

Mais ce n’était que le “début de la fin” finalement… Élaborer le récit qui mène de ce début à cette finale, au coeur d’une trame cohérente, authentique et idéalement un peu originale: et ben c’est là que réside tout le travail!

La formule Ignite est cruelle : c’est un exercice de synthèse pire que l’ancien 140 caractères d’un tweet!

J’ai tenté de l’écrire au complet, de le dessiner, de le schématiser… Ç’a finit dans un amalgame de tout ça, patenté ça et là, mais surtout dans les estrades de l’aréna lors des pratiques de hockey de mon garçon.

Une fois le récit pas mal ficelé, j’ai débuté le montage des vingt diapositives. Et là encore, j’ai décidé de me lancer un défi supplémentaire dans l’élaboration du visuel, utilisant la technique du app smashing pour arriver au résultat que j’avais en tête. Je salue au passage Maude Lamoureux qui a été une source d’inspiration avec sa superbe conférence lors de Clair 2019. Ou, pour reprendre ses mots, un “vol” dans mon “arbre généalogique pédagogique”…

📺 Pour revoir la conférence de Maude Lamoureux à #Clair2019: https://youtu.be/eT2QtKvwEpk

Ce tweet de Maude, en lien notamment avec la présentation Ignite audacieuse de Marie-Andrée Ouimet, résume pas mal le processus par lequel je suis passé dans les dernières semaines. Le défi de se dévoiler un peu est un risque. Un risque qui permet d’en apprendre plus sur soi.

Alors, on fait quoi maintenant?

Toute cette aventure a confirmé chez moi certains constats qui ont émergé dans les dernières années. Alors en voici trois incontournables pour moi :

  • On se lance un défi, professionnel, potentiellement à la frontière du personnel. Question de s’exercer à être confortablement inconfortable comme le présente souvent Marius Bourgeoys.
  • On partage ses découvertes, ses questionnements, ses doutes. On se remet en question pour mieux avancer. En mode beta perpétuel comme dirait Jacques Cool.
  • On collabore! Concept central de ma présentation, je fus enchanté de voir que la collaboration s’est retrouvée significativement dans chacune des cinq autres présentations qui ont suivi ce soir, et même dans les deux conférences du samedi matin (salutations ici à André Gobeil et Éric Tremblay), pourtant aux approches si différentes. Et à chaque fois, cette collaboration a été évoquée au bénéfice des jeunes.

On serait fou de se passer de l’intelligence collective qui émerge de ce réseautage et de cette collaboration.

Seul, on va peut-être plus vite, mais ensemble on va assurément plus loin.

📺 (Re)voir la Session Ignite CADRE21 présentée à #Clair2020 : je passe le premier 😬!

Billet publié initialement sur la page Facebook du Ed Café le 21 février 2020.

Publié par Maxime Pelchat

Enseignant et stratège numérique

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